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 Le départ- Baignade au clair de lune.

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MessageSujet: Le départ- Baignade au clair de lune.   Dim 15 Nov - 12:41

Mirage
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Le soir apparaissait rapidement et les derniers rayons du soleil ondulaient sur les remous de la cascade, colorant l’eau d’une multitude de couleurs. L’air se rafraîchit ostensiblement lorsqu’un vent frais, annonciateur de l’hiver, agita la surface de l’eau et fit frémir les arbres du sous-bois. Ceux-ci s’étendaient tout autour de la cascade. Elle semblait irréelle, presque magique, tapie ainsi dans une épaisse forêt, tel un joyau bleu dans un écrin de verdure et le glougloutonnement joyeux de l’eau tranchait avec le silence des arbres.

Tout semblait en ordre ici, immuable. Le soleil faisait place à la lune, le jour à la nuit et les dernières lueurs de l’automne s’éteignaient pour faire place à l’hiver. La vie semblait suivre son cours ainsi qu’elle l’avait toujours fait. Les dernières fleurs se recroquevillaient pour ne pas perdre une goutte de chaleur et les mulots et les oiseaux nocturnes s’agitaient, impatient d’entrer en scène.

Cependant, une note discordante résonnait dans l’air ; quelque chose qui ne devait manifestement pas être là, quelque chose qui n’avait pas sa place ici se tapissait pour autant sous un épais buisson, recouvert partiellement de feuilles mortes. Une présence indésirable s’était introduite au cours de la journée, silencieuse, si discrète que même son ombre ne s’attardait pas. La bête, patiente, attendait depuis des heures. Presque invisible à celui qui ne regardait pas, seul le bruit de sa respiration régulière pouvait trahir sa présence.

Au bout d’un moment, lorsque le soleil s’était définitivement éclipsé et que la lune s’élevait haut à présent, la bête tapie du sous-bois émergea. Le buisson s’agita légèrement et les feuilles se dispersèrent. Quelques secondes plus tard, là où naguère il n’y avait rien, se trouvait une jeune louve aux couleurs flamboyantes, néanmoins atténué par l’obscurité.
 
Ses longues oreilles noires s’agitèrent et sa truffe se releva imperceptiblement, guettant le moindre son, la moindre odeur suspecte. Mais seuls l’exhalaison entêtante de l’humus et le murmure de la vie du sous-bois lui parvinrent : elle était seule. Son corps se détendit aussitôt.
De petite taille, un corps menu et ramassé, un museau fin, si fin qu’il rappelait celui du renard, seul la couleur original de son pelage ainsi  que le nombre étonnamment singulier de ses queues -9- rappelaient qu’elle n’était pas une louve ordinaire.

Cette hypothèse se confirma, lorsque la louve qui se tenait aux aguets près du buisson où elle avait été cachée une bonne partie de la journée, se matérialisa soudainement près du rivage, dans l’exacte même posture qu’auparavant. Seul un léger sifflement avait trahi cette distorsion de l’espace ; son visage, lui, était demeuré impassible.

Sa patte gantée de noir tâtonna l’eau et manifestement, la température devait lui convenir puisque que, lentement, avec délice, elle se laissa glisser dans l’eau fraîche. Les rayons de la lune se déversaient par flot, éclairant la cascade et la louve qui s’y baignait et la lumière argentée jouait avec l’iris pourpre de ses yeux, les faisant luire étrangement dans la pénombre.

Mirage, ainsi qu’elle se nommait, se baigna longuement. Les yeux mi-clos, le corps presque entièrement immergé, elle flottait avec paresse et se laissait lentement dériver, profitant avec une joie silencieuse de la fraîcheur de l’eau. Pour autant, elle ne cessait pas totalement d’être vigilante, ses longues oreilles remuant de temps à temps, à l’affût. Elle avait senti, tout à l’heure, le murmure indigné de la forêt lorsque ses pattes avaient foulé le sol. Elle ne devait pas être ici, elle le savait, mais la tentation avait surpassé ses craintes. Elle brûlait depuis longtemps de voir ce qui, jadis, appartenait à son peuple et voir ce qu’était devenu cette terre dont les obscurs avaient été si injustement dépossédé. Elle ne pouvait nier, avec force amertume, que l’endroit s’était sensiblement amélioré.
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