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 Pas de titre - Roman

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MessageSujet: Pas de titre - Roman   Dim 5 Mai - 19:44

Zan1
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Voilà voilà, je vous présente une fiction plutôt fantastique. Elle n'a pas de titre pour le moment, à vrai dire je n'en ai pas trouvé. N'hésitez pas à faire des critiques elles sont les bienvenues et ça me permettra de m'améliorer. J'espère que vous aimerez tout ça ! Je vais essayer de poster les chapitres régulièrement, sachant que je ne suis qu'au chapitre 3 ^^ Excusez moi des fautes d'orthographes je ne me suis pas vraiment relue donc bon...
Je pense que vous vous en doutez mais je préfère le rappeler. Aucune copies'il vous plait sinon vous êtes mort. Tout ce que je poste ici c'est fait par mes propres. Je prends du temps quand je fais ça donc on évite le plagiat, merci.
(c) By Tox'

CHAPITRE 1







«  Cours ! M'a -t-il hurlé, ne te retourne pas ! Cours Grace... va-t-en ! »
J'ai jeté un regard en arrière, un regard désespéré et empli d'une tristesse infinie. Mon père me suppliait du regard de partir, de m'enfuir très loin, là où les « Démons de la Reine » ne me trouveraient pas. Je me suis retournée et j'ai commencé à m'enfoncer dans la forêt en feu. Je m’époumonais à chaque pas que je faisais, j'avais du mal à respirer, toute cette fumée que je respirais m'affaiblissait. Mais je n'avais pas le droit de flancher, non... Il fallait réussir pour lui, mon père, celui qui y laisserait peut-être sa vie pour me sauver. Les arbres derrière moi sont tombés au sol dans un fracas assourdissant. J'ai essayé de lutter contre les flammes de l'incendie qui m'encerclaient. Je devais les traverser avant que les Démons ne m'attrapent. Plus je réfléchissais à une solution, et plus elles se rapprochaient de moi. Je devais choisir. Sauter par dessus et m'enfuir ou être immolée par le feu. Ce n'était pas très dur pour se décider. Je poussai un soupir puis m'élançai dans le feu. Les flammes brûlèrent mes vêtements et je les sentis toutes proches de moi. Elles s'apprêtaient à m'engloutir toute entière... Affolée, je me suis mise à courir avec une vitesse folle et j'ai échappé au feu. Essayant de reprendre mon souffle, j'ai pris une grande inspiration qui m'a fait tousser. Il était impossible de respirer, la fumée noire qui s'échappait du brasier était irrespirable. Mes poumons n'allaient pas tenir longtemps, j'en étais certaine. Cherchant désespérément un moyen de sortir de cet enfer, j'ai entendu au loin la voix de mon père qui résonnait dans ma tête :
«  Grace ! Suis-moi, vite ! »
Je me suis repérée au son de voix et j'ai retrouvé mon père dans une clairière sombre où je ne voyais même pas mes pieds à cause de la brume qui les cachait. Mon père me contemplait avec un regard plein de tristesse, il m'a prit la main et m'a entraîné dans les bois. Je n'ai rien dis tout le long du chemin, j'ai suivi mon père, je lui faisais confiance, il allait me sortir d'ici, saine et sauve. Je le savais et je l'espérais plus que tout, j'espérais aussi qu'il serait avec moi une fois que ce tout ceci serait terminé. Il m’a amené à un pont de bois qui n'allait pas tarder à craquer vu les petites ficelles qui le soutenaient. Là, il m'a prit mon visage noirci par la fumée dans ses mains et m'a dit:
«  C'est ici qu'on se sépare ma fille, m'a-t-il dit dans un souffle, je t'aime, ne l'oublie pas.
- NON, ai-je crié, je refuse de te laisser ici avec tous ces Démons, ils vont t’emmener papa ! Je ne veux pas ! Ne me laisse pas seule !
- Nous n'avons pas le choix, chère fille. Ils me veulent, Elle me veut, c'est comme ça, je n'y peut rien.
- Accompagne moi de l'autre côté alors, l'ai-je supplié.
- D'accord », a-t-il dit.
Il a lâché mon visage puis reprit ma main et nous avons commencé à traverser le pont de bois. Il ne restait plus que quelques pas quand un Démon s'est matérialisé devant nous. Ses yeux étaient rouges comme le sang , j'ai remarqué aussi qu'on avait affaire à une femme quand j'ai vu quelques unes de ses mèches rebelles devant ses yeux. Elle était vêtue d'une cape noire et d'une capuche qui couvrait son visage, seuls ses yeux se reflétaient. Elle a levé sa main et le pont s'est dérobé sous moi. J'allais chuter dans le vide mais mon père m'a attrapé ma main à temps. Je savais qu'il ne me laisserait pas tomber.
«  Quel spectacle magnifique, a dit la femme aux yeux rouges, j'en ai presque la larme à l’œil. Pauvre Aaron, tu es tombé bien bas mon cher, tu aurais être tellement mieux que ça... Enfin bref, sache que j'ai hâte qu'Elle te donne ton châtiment, un châtiment exemplaire. (Elle tourna sa tête vers moi qui essayais tant bien que mal de ne pas lâcher la main de mon père) On se reverra, ma petite, dans un futur proche, j'y compte bien . » m'a-t-elle dit dans un souffle.
Elle a inspiré profondément, je ne savais pas ce qu'elle me voulait ou ce qu'elle voulait à mon père. Elle a fermé les yeux de nouveau la main et une douleur me prit à la jambe. Je criais et essayais d'arrêter ce malheur... impossible, comme d'habitude. Je ne pouvais rien faire, si je voulais toucher ma jambe, j'allais tomber dans le gouffre qui semblait m'appeler. La femme s'esclaffa et balança sa tête en arrière, c'est alors qu'elle dévoila son visage. J'ai tenté de le voir mais je ne pouvais pas... car mon père m'avait lâché la main et alors je chutais dans un cri de désespoir, les ténèbres m'ont engouffrés et je me suis noyée ainsi dans l'abysse.


Je me suis levée en sursautant, une douleur soudaine à la jambe. J'ai levé mon drap et remonta mon pyjama. Ce que j'ai vu m'a déstabilisé. Ma jambe était ensanglantée. J'avais un mal de chien, j'ai regardé ma jambe et j'ai espéré que j'étais encore un train de rêve. La seule question que je me posais était : Comment ? Comment ça pouvait être possible ? J'étais dans l'incompréhension totale. J'avais rêvé de mon père encore une fois. En ce moment je rêvais beaucoup de lui. Mais là, ma jambe, ce n'était pas un rêve et j'étais quasiment sure que je n'étais pas folle. Je suis sortie de mon lit en boitant et en évitant de faire du bruit sur le parquet. J'ai marché jusqu'à ma porte sur laquelle il y avait une photo de ma meilleure amie et moi, et je l'ai ouverte. Lentement, je me suis dirigée vers la salle de bain. Là, j'ai ouvert la pharmacie et j'ai pris un bandage avec un désinfectant. Je me suis assise sur le bord de la baignoire et j'ai commencé à me désinfecter ma plaie. J'ai serré les dents pour éviter de hurler, la douleur était immense. Une fois que ma plaie était nettoyée, j'ai mis le bandage autour, en prenant soin de bien serrer même si cela faisait mal. J'ai dû faire trois ou quatre tours pour que ce soit bien serré et que durant la journée je n'ai pas à le refaire. Oui car aujourd'hui c'est la rentrée et je rentre en première. Je suis pas vraiment emballée mais bon, je n'y peux rien. La seule que j'avais envie de revoir c'est bien Autumn, ma meilleure amie. Je vous en parlerai un peu plus tard. Pour l'instant, il fallait que je trouve un moyen de ne réveiller personne et de revenir dans mon lit. Si je ne voulais pas réveiller ma gouvernante – car oui j'ai une gouvernante - il fallait que je sois maligne. Je me suis glissée dans le couloir mais lorsque j'ai refermée la porte ,derrière moi, une voix familière a surgit :
«  Que fais-tu avec ce bandage sur ta jambe, Grace Adams? »
J'ai sursauté, la voix de ma gouvernante m'a surprise, je me suis lentement retournée vers elle. Voici donc Anny, pour moi, elle est ma seconde mère. Elle était petite, brune, mate de peau et très gentille avec moi. Enfin, quand je ne faisais pas trop de bêtises à son goût, oui car j'arrivais toujours à me retrouver dans le pétrin, c'était habituel chez moi. Anny était l'une des seule à m'appeler par mon nom et mon prénom. Généralement, les gens se contentaient de Grace et bien elle non, c'est Grace Adams, point. Je me suis retournée et j'ai évité de croiser son regard. Anny avait la particularité de tout savoir, surtout quand je lui mentais, je n'ai jamais su comment elle faisait.
« Montre moi ça » , m'a-t-elle dit fermement.
Elle s'est approché de moi et a pris mon visage entre ses mains. Elle avait les yeux d'un bleu profond qui vous donnaient froid dans le dos. Un frisson m'a parcouru le long de mon corps. Elle s'est ensuite baissé et m'a enlevé le bandage que je venais de faire. J'ai eu une grimace de douleur mais je n'ai pas bronché. Ma gouvernante s'est exclamée lorsqu'elle a aperçu ma plaie désinfectée :
« Qu'est-ce... Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Je ne sais pas, Anny, ça a surgi comme ça quand je me suis réveillé. J'ai l'impression que c'est en rapport avec le rêve que j'ai fais...
- Quel rêve ?! m'a-t-elle interrompu, tu as rêve de ton père ? »

J'ai hoché la tête et elle n'a pas insisté. J'étais plutôt soulagé, je n'aimais pas parler de mon père, c'était une histoire compliqué, et heureusement, Anny me comprenait. Elle m'a gratifié d'un regard compatissant et m'a prise dans ses bras. J'ai humé son odeur... De la lavande. D'après Anny, la lavande était bonne à respirer et elle apaisait. Elle y croyait dure comme fer, Anny ne prenait jamais rien pour une coïncidence et pour elle, tout avait un signe. C'était une femme très superstitieuse, un peu trop même. Mais ça ne m'empêchait pas de l'aimer. J'ai remis mon bandage et je suis sortis de l'emprise de ma gouvernante. Elle a tendu son doigt fin vers ma chambre et j'ai compris cette phrase « Habille-toi et descend, je vais préparer le petit déjeuner . ». J'ai souris et me suis exécutée.
Après avoir enfilé un t-shirt avec un gros nœud noir en plein milieu et un jean bleu marine, je suis descendue et me suis mise à table, à ma place habituelle. J'ai regardé ma mère et ne l'ai pas embrassé. Pourquoi ? Tout simplement car ma mère était atteinte d'une maladie que je qualifierai – et pardonnez moi l'expression – de mer**. Elle avait l’Alzheimer... Cette maladie qui me pourrissait la vie et qui me privait de ma mère. Elle était déjà à un stade avancé et dès qu'elle voyait une personne qu'elle était censé connaître, il lui était impossible de se souvenir de qui elle était. Je me détachais de ma mère, je le savais mais je m'empêchais de souffrir. Sa maladie, je ne l'acceptais pas du tout et je mettais la faute sur ma mère. Pourtant elle n'y pouvait rien. Pour ce qui était de mon père, j'aurais voulu le saluer, l'embrasser, lui faire un câlin, mais je ne pouvais plus car il a eu l'idée grandiose de mettre fin à ses jours à l'aide d'une chaise et d'une corde... Il m'a donc laissé toute seule avec ma mère qui était incapable de se souvenir de sa fille de dix-sept ans. Je lui en voulais car depuis son enterrement, je ne cessais de rêver de lui et je faisais constamment le même rêve. Ça faisait trois ans qu'il m'avait laissé, trois ans que je ne savais pas pourquoi il avait fait cette acte abominable. Quand je rêvais de lui et que je me réveillais, il m'arrivait toujours quelques choses, comme ici ma plaie à ma jambe, Anny a essayé de chercher une explication et elle ne m'a pas loupé... Elle a testé les attrapes-rêves et autres grigris qu'elle fabriquait mais rien de marchait. Mon père restait tout le temps dans mes rêves, et chaque soir c'était presque un supplice de s'endormir. J'ai eu à peine le temps de manger une tartine et de boire mon lait qu'une voiture a klaxonné . J'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu une voiture qui m'étais familière. Autumn. Ma meilleure amie. Elle m'attendait dans sa petite Audi décapotable. J'ai pris mon sac et j'ai embrassé Anny. Elle m'a donné un baiser sur mon front et quand j'ai refermé la porte, elle m'a lancé par la fenêtre :
« Bonne rentrée ! »
Ma gouvernante n'a pas salué Autumn, elle ne l'aimait pas trop en faite, elle la trouvait trop provocante et vulgaire, elle se méfiait d'elle quoi ! Il est vrai que Autumn était spéciale, mais moi je l'aimais bien. Physiquement, c'était une fille de mon âge, autrement dit dix-sept ans, grande aux magnifiques cheveux noirs longs et des yeux d'une couleur déconcertante. Ils étaient rose bonbon, magnifiques, il n'y avait aucun mot pour les décrire. Son regard était hypnotique et quand on la regardait on ne pouvait pas s'en lasser. Ses lèvres étaient toujours rouges, je n'ai jamais su pourquoi mais j'en ai déduis, au bout de plusieurs années, que c'était à cause des sucreries qu'elle mangeait. Autumn mangeait tout le temps et elle ne prenait pas un gramme. Qu'est-ce que je lui enviais ça, ne pas prendre un gramme lorsque je mangeais. Côté vestimentaire, je rejoignais le point de vue d'Anny, elle était provocante. Elle osait les mini-jupes très très courtes, les hauts transparents et bien décolletés, les cuissardes noires et les talons aiguilles,à chaque fois un peu plus haut. Au lycée, elle se faisait très remarquée, tous les yeux étaient posés sur elle et elle adorait ça ! Être au centre de l'attention, c'était son désir le plus fou. Les garçons l'adoraient et les filles la détestaient, c'était comme ça avec elle. Elle parlait d'une voix mielleuse surtout avec les Enfarinées ou les Vipères. Les Enfarinées, c'était un groupe de cinq filles qui s'aimaient entre elles. Dans leur monde, c'était elles et les garçons avec qui elles sortaient, en sachant qu'elles étaient sortis avec la quasi totalité de ma classe. C'était Autumn en blonde avec des voix hypocrites et criardes. Encore je préférais ma Autumn, elle était unique avec tous ces vêtements trop courts et ses chewing-gums qu'elle mâchait tout le temps. Je suis rentré dans la voiture et elle m'a regardé. J'ai fais de même. Elle était habillée d'un haut moulant blanc transparent, on pouvait facilement voir son soutien-gorge rose fluo et d'un mini-short noir qui était, pour moi, très court. Pour finir, elle avait des chaussures plate forme noires avec de hauts talons. Ah oui ! J'ai oublié ! Elle portait des lunettes de soleil presque tout le temps pour cacher la couleur de ses yeux. Personne n'avait vu ses vrais yeux, à part moi. Les profs ne lui disaient rien, ce qui avait le don de m'étonner. Elle possédait aussi un tatouage qui partait de son poignet, longeait tout son bras droit et remontait jusqu'à son cou. C'était un serpent. Elle ne m'a jamais expliqué pourquoi elle avait voulu se faire un tatouage et ni pourquoi elle avait choisi cette bête venimeuse. Très mystérieuse cette meilleure amie me diriez-vous ! Ça ne me posait pas trop de problème tant que je n'étais pas concernée.
Autumn devinait tout le temps mes pensées. Or quand je suis rentrée dans sa voiture sans dire un mot, elle a sans doute compris que j'avais un problème. Mon père. A Autumn, je lui disais tout y compris mes rêves incompris avec mon paternel. Elle me comprenait. Elle était orpheline de naissance et n'a jamais connu ses parents. Pour ma part, j'étais devenue orpheline après la disparition de mon père car pour moi ma mère n'existait plus. Après avoir détourner son regard, Autumn m'a lancé :
« Tu veux en parler ?
- Roule, ai-je répondu en soupirant
- Comme tu veux »

Elle a appuyé sur l'accélérateur, et nous sommes partis toutes les deux en direction du lycée.




Dernière édition par Zan le Lun 6 Mai - 13:29, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Pas de titre - Roman   Dim 5 Mai - 19:56

Zan1
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CHAPITRE 2


Autumn a pris la route principale qui menait au lycée. En faite, dans notre petite ville pommée aux États-Unis, non loin de la Louisiane, prénommée Emoria, il n'y avait qu'une seule route principale, celle qui menait au lycée et des routes adjacentes qui menaient aux maisons. C'était donc ,en effet, très petit. Autumn est passée devant une ancienne station service qui s'est transformée en un café où toutes les Enfarinées y allaient avec leurs conquêtes. C'était un lieu que ma meilleure amie et moi ne fréquentions pas, sauf quand il n'y avait pas grand monde. Autrement dit, une fois par an. Nous sommes arrivées cinq minutes avant la sonnerie. Autumn s'est garée et je suis sortis de la voiture. J'ai lancé mon sac sur mon dos et j'ai attendu Autumn qui se remaquillait devant son rétroviseur. Quand elle a terminé de se refaire une beauté, elle est sortis et a marché jusqu'à moi.
« Encore une nouvelle année, m'a-t-elle lancé
- Et oui, ai-je répondu dans un souffle
- Allez viens, a-elle dit en m'enfourchant le bras, on va être en retard, j'espère qu'il y a des nouveaux ! »

Autumn était toujours enthousiaste à l'idée de voir des nouveaux. Ah ! Les mecs ! Elle était friande de mec et ne s'en passait pas mais Autumn avait un léger problème. Vous vous demandez peut-être pourquoi une si jolie fille qu'elle n'avait pas de petit ami. Je vais vous le dire. Elle était doté du « pouvoir » que j'ai nommé le Baiser Mortel, le Baiser Empoisonnée ou le Baiser de l'Araignée. Enfin bref, Autumn ne pouvait embrasser un garçon sans que celui-ci ne meure le lendemain. Elle et moi n'avions jamais compris pourquoi toutes ses conquêtes – et Dieu sait qu'il y en avait plein – mourraient soudainement. Au début, nous croyions que ce n'était qu'une coïncidence, un pur hasard, mais au bout de plusieurs morts, j'ai vite saisi. Ce n'était pas une coïncidence, c'était une sorte de malédiction, comme quoi Autumn ne pourrait pas avoir de petit ami. Je l'avais dotée du Baiser Mortel car c'était l'une des seules idées qui m'étaient venus à l'esprit et puis comme ma chère meilleure amie adoraient le fantastique, la science-fiction et tout ce qui tourne autour de ça, et bien ça tombait bien. Autumn croyait en la magie. Pour moi, elle regardait trop Harry Potter et ça devait lui monter à la tête. La magie ? Moi je n'y croyais pas du tout, c'était quelque chose d'inconcevable, d’impensable. La magie à Emoria ? La bonne blague ! Autumn croyait aux êtres surnaturels. Parfois j'avais l'impression qu'elle voulait absolument me faire croire à ses histoires. Je pensais que ce n'était qu'une impression. Oui, qu'une impression.
Juste avant de pénétrer dans le lycée, Autumn a jeté son chewing-gum légendaire, à la cerise, dans sa bouche et elle a commencé à le mastiquer bruyamment. J'ai levé les yeux aux ciels dans un soupir et elle s'est esclaffée en me faisant un grand sourire. Nous sommes rentrés dans le hall du lycée, pile à l'heure. Il y avait foule aujourd'hui, entre les secondes, les premières et les terminales, c'était un peu le foutoir. Je me suis frayée un passage entre plusieurs personnes pour rejoindre les casiers. Aux casiers, il y avait beaucoup de monde. Tous, circulaient, s'arrêtaient à leurs casiers pour déposer leurs livres, les mecs mataient et les filles se donnaient un dernier coup de crayon parce que ,vous savez, elles en avaient jamais assez sur leur visage. La sonnerie a retenti, j'espérais ne pas être en retard. Oui car être en retard signifiait : un mot inutile sur votre cahier qui ne sert strictement à rien et un appel chez vous. Autrement dit, Anny me tomberait dessus si je ratais ne serait-ce qu'une seule heure de cours. Anny était très à cheval sur les règles et détestait lorsque je loupais les cours, même quand j'étais malade... pour vous dire. Tant que j'avais pas la crève, j'allais toujours en cours. Je n'ai jamais été absente. Or si je l'étais une fois, le soir, j'avais le droit à Anny qui me faisait une morale de trois plombes et qui s'énervait. J'ai pris les cahiers dont j'avais besoin pour ce matin et j'ai refermé mon casier. A côté de moi, Autumn a violemment claqué sa porte de casier et elle m'a regardé, toujours ses lunettes de soleil sur le nez :
« Pétasses en approche, » a-t-elle grincé entre ses dents.
Je me suis retournée vivement et... je suis tombée nez à nez avec Ashley Davenport, meneuse des "Enfarinées", et tout son groupe nous a encerclé en nous regardant avec leurs yeux globuleux. Il y avait : Ashley entouré de Shirley Broughton , Paige Anderson, Summer Merton et enfin, Scarlett Lenton, en sachant que Shirley et Paige étaient un peu les bras droits d'Ashley... enfin, vous voyez le genre.
«  Grace ! A commencé Ashley avec la voix la plus hypocrite que j'ai jamais vu, tu ne changes pas à ce que je vois. Toujours aussi.... toi !
Elle m'a regardé de haut en bas comme si je venais de Mars et toutes les cinq ont pouffé... comme si ce qu'elle venait de dire était marrant. J'ai serré les dents et j'ai regardé ailleurs. Inutile de m'énerver, pas le premier jour, je ne leur donnerais pas cette joie. Par contre, Autumn supportait mal le fait que les filles me traitaient comme un vieux torchon.
« Ashley ! A-t-elle riposté en faisant éclater sa bulle de chewing-gum sur l’intéressée. Toujours avec tes petits toutous à ce que je vois ! (elle a regardé chacune des filles à travers ses lunettes de soleil) Alors les filles ? On s'amuse hein ? Pourtant vous avez toutes une tête d’enterrement, surtout toi Ashley ! C'est fou ça ! Tu supportes mal l'alcool à moins que tu sortes tout droit d'un enterrement. »
Oups... Ashley, cet été, avait perdu son père dans un accident de voiture. Ça l'avait très affecté, on le voyait rien qu'à sa tête. Ces cheveux blonds étaient gras – ça ne changeait pas d'habitude je vous assure – ses traits de crayons étaient beaucoup trop gros, c'était comme si son crayon était son far à paupière et son fond de teint était tellement mal mis que j'en avais mal aux yeux. Ses joues étaient bourrées de fond de teint alors que son front ne l'était pas. On voyait une énorme différence qui vous piquait les yeux. Elle n'avait pas l'air de s'en être rendu compte ce matin. En tout cas, les piques d'Autumn ont fait effet et elle s'est énervée :
« Bah tiens ! Autumn ! Je te pensais autre part figure toi. Tu sais à cause de cette hécatombe que TU as provoqué avec tes pouvoirs de sorcière ou je ne sais quoi ! »
La jeune femme a craché ses dernières paroles avec dédain. Ça se voyait qu'elle ne supportait pas ma meilleure amie. Elle se sentait inférieure face à elle. Or, elle avait besoin d'être la meilleure dans tout ce qu'elle entreprenait. C'était Ashley quoi ! Elle devait avoir tous les yeux posés sur elle, son nom à la bouche de tout le monde. C'était elle le centre du monde. Mais quand elle apercevait Autumn, une rivalité s'installait. Autumn avait plus de succès qu'Ashley et ça avait le don de l'énerver. Ashley a même développer un sentiment de haine profonde envers celle qu'elle considérait dorénavant comme sa rivale. Les joues d'Autumn se sont empourprées. Elle allait d'une minute à l'autre se jeter sur son ennemie. Sans plus attendre, je lui ai saisis le bras pour éviter l'irréparable. Autumn était très impulsive quand elle le voulait et valait mieux pas l'énerver. Je sentais qu'elle était tendue et je la comprenait totalement. A sa place j'aurais déjà foutue un pain dans le nez d'Ashley. Elle haïssait Autumn plus que tout car elle était plus populaire qu'elle, surtout au niveau des garçons. C'était pour cette raison qu'elle faisait la misère à Autumn. Dès que quelque chose n'allait pas, la faute était sur ma meilleure amie. C'était automatique presque habituel. J'ai essayé de rétablir le calme entre les deux filles.
« Arrête Ashley, tu vas un peu trop loin, lui ai-je conseillé.
- Oh ! La ferme Adams ! M'a-t-elle rétorqué, j'en ai rien à foutre d'aller loin ou non, OK ? Il n'y a pas de limite entre elle et moi ! De toute façon il faut bien que quelqu'un la remette à sa place... Si ce n'est pas moi, qui ce sera ? »

C'était la phrase de trop, Autumn s'est dégagée de mon emprise en me poussant vers l'arrière. Je n'ai rien pu faire pour l'arrêter. Elle s'est littéralement jetée sur son ennemie en la plaquant contre le casier d'en face . Personne n'a pu les remarquer car la sonnerie avait retenti il y avait dix minutes de cela. Je regardais de mes yeux horrifiées le spectacle qui s'offrait là. Ma meilleure amie tenait par la gorge sa rivale et la lui serrait fort. Je la voyais qu'elle suffoquait. Elle essayait d'attraper ne serai-ce qu'une seule bouffée d'air pour combler ses poumons. Son visage pâlissait à chaque seconde passées privée d'oxygène. Autumn, elle, n'avait pas lâché son emprise et elle semblait prendre un malin plaisir à voir l'autre mourir à petit feu. Oui car elle allait finir par mourir. J'ai regardé le reste du groupe qui détalaient comme si elles venaient de voir le Diable en personne. Je devais avouer que je ne reconnaissais pas ma meilleure amie. Elle semblait être quelqu'un d'autre, comme si.... comme si elle était possédée par quelqu'un. Cependant, Ashley a trouvé la force de balancer sa jambe dans le ventre d'Autumn. Celle-ci a vacillé et a lâché l'autre qui s'est écroulée par terre. Les yeux d'Ashley ont triplé de volume, elle avait peur, très peur. Ce devait être le pire cauchemar de sa vie... si seulement s'en était un. Je me suis précipitée vers Ashley. J'avais beau ne pas l'aimer du tout. Elle était en danger.
« Ça va ? Ai-je demandé en la relevant doucement.
- Oui, je crois. » A-t-elle répondu d'une voix fébrile
Elle s'est remise un peu de la situation et s'est appuyée sur les portes de casier derrière elle, comme pour reprendre son souffle. Autumn, quant à elle, avait perdu ses lunettes de soleil pendant la confrontation du coup ses yeux d'un rose bonbon hypnotique avaient – par je ne sais quel prodige – changé de couleur tout d'un coup : ils étaient maintenant rouges comme le sang. Pour la première fois de toute ma vie, j'avais peur de ma meilleure amie. Celle en qui j'avais le plus confiance, je lui racontais toujours tout, elle me connaissait par cœur et vise-versa. Elle m'a contemplé en doublant de volume ses yeux. Elle semblait déroutée comme si elle venait de se réveiller. J'ai pu déceler de l'amitié sincère quand elle m'a regardé. Elle tenait à moi, j'étais comme sa petite sœur pour elle, mais quand elle a levé son visage et qu'elle a aperçu Ashley qui ne s'était toujours pas remise, là elle a encore vu rouge. Elle a levé ses mains brusquement et a hurlé en tordant son dos. Possédée. Il n'y avait pas d'autre mot pour la décrire à se moment là. Mon pouls s'est accéléré, j'avais tellement peur que je ne tenais plus en place. Je me suis écroulée à côté d'Autumn et j'ai pris sa tête entre mes mains. Des larmes ruisselaient le long de ses joues. Elle fermait les yeux comme pour me cacher leur couleur, mais moi je m'en fichais de leur couleur ! Ce qui n’importait à ce moment précis, c'était ma meilleure amie. Savoir si elle allait bien ou pas. Tout son corps tremblait et était pris de spasmes bizarres. Toutes les lumières ont explosé et un vent glacial s'est mis à souffler. Un morceau de verre m'a coupé la joue comme une épée. Mon sang, rouge vif, s'est mis à couler et la douleur m'a prise. J'ai essayé de ne rien dire, en serrant les dents mais la douleur était persistante et je ne pouvais l'ignorer. Je n'avais aucune idée si Ashley était encore là ou pas. Les cheveux d'Autumn ont volé et elle continuait à pleurer. Soudain, elle s'est mise les mains à la tête et à hurler de tout son être. Elle prononçait des paroles que je ne pouvais comprendre. Elle s'est agenouillée à terre et tentait de mettre fin à sa douleur invisible qui la prenait dans le crâne.
« Autumn ! » Ai-je hurlé de toute mes forces.
Elle s'est arrêtée nette en ouvrant ses yeux. Les lumières se sont allumées malgré qu'elles aient explosés, le vent a disparu et ses pupilles étaient à nouveau roses. Elle a regardé autour de nous et j'ai fais de même. Personne. Même pas Ashley. Elle avait sûrement pris peur quand Autumn avait hurlé tout à l'heure. J'ai pris ma meilleure amie dans mes bras, j'ai collé mon visage ,ensanglanté à cause de ma joue, sur le sien. Lorsqu'elle a pressé sa tête contre la mienne, la douleur m'est revenue. Je l'ai alors repoussé gentiment et j'ai porté ma main à ma plaie. Encore fraîche, elle saignait abondamment et semblait plutôt profonde. Dans quel pétrin m'étais-je encore fourré ? Autumn m'a regardé, désespérée. Elle pensait peut-être que c'était elle qui avait fait ça. C'était pas vraiment faux, mais je refusais accuser ma meilleure amie. Il y avait déjà eu assez d'incident comme ça.
« Est-ce que tout va bien ? A-t-elle murmuré d'une voix à peine audible
- Je crois, lui ai-je répondu calmement
- Je... Je pense que je vais y aller, a-t-elle bégayé, je.... je suis désolée »
Je n'ai pas pu lui répondre, elle est partie à une telle vitesse que je n'ai rien pu faire pour l'en empêcher. Je me suis retrouvée seule dans le couloir, j'avais un mal de chien au visage et je me suis dirigée vers l'infirmerie.
Bizarrement, et je n'ai pas compris pourquoi, personne n'a vu ou même entendu ce qu'il c'était passé, comme si ce n'était jamais arrivé. Pourtant, pour moi c'était bien réel. L'infirmière m'a donné un médicament contre la douleur, m'a désinfecté et m'a mis une sorte de gaz sur la joue afin que le saignement ne reprenne pas. C'était comme si la scène de toute à l'heure c'était passée autre part... allez savoir où.
La journée sans Autumn était un peu plus monotone, j'étais tellement habituée à ses remarques désobligeantes, ses critiques sur toutes les filles du lycée ainsi que son odeur légèrement sucrée. J'adorais ma meilleure amie, on délirait tout le temps toutes les deux, je lui parlais de mes rêves bizarroïde de mon père et elle de ses dernières coups de cœur niveau garçon. Du coup, manger toute seule à midi c'était... tout simplement, ennuyant, nul et énervant.
En cours d'histoire, j'étais – pour changer – au fond de la classe. Je détestais être devant, un peu comme tout le monde. Dans la salle, personne était devant, enfin... si, deux ou trois fayots qui adoraient les profs, notamment Iris Schneider, une allemande. C'était le genre de fille à porter un col roulé et une longue jupe à fleur l'été. Elle avait un vilain appareil dentaire qui la faisait souvent baver, des cheveux gras et châtains et des lunettes rondes toujours sales sur le nez. Parfois, je me demandais comment elle pouvait voir. J'étais bien contente de ne pas lui ressembler. J'avais de la peine quand je la voyais, toujours toute seule et la tête penchée sur un livre, et quelque fois je me voyais en elle. Oui, j'adorais lire, surtout les grands classiques et les polars mais ce que je préférais par dessus tout c'était la poésie et aussi certaines citations d'auteurs que j'admirais, tel que : Edgar Allan Poe. Cet auteur était extraordinaire ! J'avais presque lu toutes ses œuvres dont j'étais tombée amoureuse. A oui, quelque chose à savoir sur moi, les livres et moi c'était une grande histoire d'amour. Je pouvais lire trois tonnes de livre sans m'arrêter. Lorsque j'étais plongée dans l'histoire, je n'entendais plus rien, j'étais comme aspirée. A Emoria, il y avait une bibliothèque, je m'y rendais deux fois par semaine pour rendre visite à Liam, le bibliothécaire. C'était aussi un grand ami à moi. Il était l'un des rares garçons à aimer la lecture, enfin du moins que je connaissais. Il adorait quand je passais le voir, il me prenait pour sa petite sœur et moi pour mon grand frère. Malgré ça, on avait une relation plutôt compliquée. On dirait pas comme ça, pas vrai ? Liam et moi, on s'aimait beaucoup, un peu trop même. Un jour on s'était embrassé et on en a jamais reparlé. Du coup, on évitait de se regarder trop longtemps dans les yeux, on semblait plutôt embarrassé quand on se rapprochait un peu trop, mais ça ne m'a pas empêché d'éprouver de réels sentiments pour lui. Il était toujours prêt à me suivre dans mes idées plus folles les une que les autres. C'était un très bon ami sur qui je pouvais compter.
« Bonjour à tous, pour ceux qui ne me connaisse pas encore, je suis Mr Wolton, votre professeur d'histoire. »
La voix de mon professeur m'a extirpé de mes pensées. Son regard était posé sur un garçon que je n'avais jamais vu avant. Certainement un nouveau. Super... J'ai suivi le regard de Mr Wolton. Le nouveau était vêtu de noir et semblait ne pas trop aimer la foule : il était tout seul devant. J'ai sortis mon cahier de mon sac et celui-ci c'est ouvert à la première page. Au début, je n'ai pas fait attention à ce qu'il y avait écrit dessus mais après une petite réflexion, je me suis dit que ce n'était pas normal. Je n'avais jamais ouvert mon cahier, alors comment pouvait-il y avoir un mot dedans ? J'ai approché lentement mon visage du papier pour bien voir. Sur la toute première page était écrit en lettre capitale :

Suus 'hie (pas sur niveau latin)

Sur le coup je n'ai absolument rien compris. J'ai vite refermé mon cahier, me suis levée et je suis sortis du cours. Entre la dispute d'Autumn et d'Ashley et maintenant ça écrit en latin, c'était beaucoup trop pour moi et pour cette journée. J'ai décidé de rentrer à la maison.
Il devait être cinq heures de l'après-midi et le soleil déclinait déjà à l'horizon. Quand je suis rentrée chez moi, il n'y avait personne. Bizarre car Anny ne partait jamais sans maman et c'était très rare vu la maladie dont elle était atteinte et même, Anny ne sortait jamais de la maison sauf si c'était très mais vraiment très important. Je me suis introduite dans le hall, les lumières étaient éteintes et aucune voix de me parvenait à l'oreille. D'habitude, chez moi c'était Versailles, Anny laissait toujours les lumières allumées, elle détestait quand il faisait noir, je ne savais pas pourquoi. J'ai aperçu une silhouette sur le canapé, j'ai bifurqué en direction de celui-ci et me suis assise dessus.
Il y avait ma mère qui paraissait perturbée.
« Maman, l'ai-je interpellé, où est Anny ? »
Elle a tourné sa tête lentement et a ouvert les yeux. J'ai cru que j'allais faire deux ou trois bonds en arrière. Ses pupilles avaient complètement disparues et laissaient place à une couleur blanche, très profonde. Elle s'est approchée de moi très vite et m'a empoigné le bras avec vigueur. J'ai crié de surprise.
« Il est là ! Il t'attend, a-t-elle murmuré si bien que j'ai du me pencher pour l'entendre. Elle. C'est Elle qui le retient. Maudite. Trouve le Fragment. Tout est lié. Trouve-le avant qu'ils ne te trouvent toi. Sauve-toi. »
Elle a levé ses mains vers le plafond en prononçant des paroles incompréhensibles qui étaient dans aucun langue que je connaissais. Elle a été prise de convulsion, tout son corps s'est mis à trembler et elle s'est écroulée par terre comme morte. Ses paroles résonnaient encore dans ma tête « Trouve-le avant qu'ils ne te trouvent toi. ». Ce pouvait-il qu'il ait s'agit de mon père ? Pouvait-il être vivant ?


Pour ceux qui ont des capacités en latin, j'aurai aimé qu'on m'aide à ce sujet comme je ne fais pas de latin, je ne suis pas sûre de ce que j'écris je me fie à Google Traduction alors bon... Si quelqu'un veut bien m'aider à ce sujet, merci d'avance :)
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MessageSujet: Re: Pas de titre - Roman   Dim 5 Mai - 23:31

Gohts
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    Si je devais donner une critique très rapide ce serait : "Ecrit un roman !"

    Non sérieusement quand je vois le prologue que j'ai fait et ta façon de raconter, ya un monde. On se croirait en face d'un roman fantastique qui donne de suite envie de connaitre la suite. La lecture est très fluide si bien qu'on a aucun problème de compréhension.
    Bon ok, j'avoue, j'ai relu une phrase, UNE, c'est INADMISSIBLE, il te faut tout refaire depuis le début ! (alors qu'il m'arrive de relire des paragraphes entier sur certains roman car ils sont confus x)

    Les seules critiques négatives que je pourrais faire ne serait pas objective tout simplement car elles portent sur le thème de la fiction. Je suis plus fantastique moyenâgeux avec un monde imprégné de magie. Donc absolument irrecevable comme critique. Quoi que, je puis la tourner en argument favorable car si je devais choisir de lire un roman de ce genre actuellement, je choisirais ta fiction ^^

    ps : pardonne mon écriture qui pourra te paraître un peu dégantée, je viens de voir un film avec Jim Carrey et ça se ressent x)
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MessageSujet: Re: Pas de titre - Roman   Lun 6 Mai - 1:51

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Merci I love you ! À la base c'est un roman pour un concours qu'il faut que je rende dans deux mois. Je pense que c'est faisable, ´fin j'espère ^^. Je vais changer le titre du sujet pour mettre roman.
En tout cas merci beaucoup ! débile Je posterai la suite très bientôt sûrement.
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MessageSujet: Re: Pas de titre - Roman   Mer 8 Mai - 19:28

Zan1
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La suite !


CHAPITRE 3








Sans jeter un regard vers le corps de ma mère qui gisait par terre, je suis sortis de la maison comme une furie. Dans le jardin, j'ai hurlé et j'ai pleuré. Que m'arrivait-il ? Je me suis agenouillée dans l'herbe encore fraîche. J'ai pris ma tête entre mes mains pour me remettre mes idées en place. Ma meilleure amie avait presque tué sa pire ennemi, un mot a surgit de nul part dans mon cahier d'histoire et pour finir ma mère était devenue une espèce de zombie aux yeux sans pupilles qui me disait « qu'il était là ». Mais qui ? Mon père ? Comment ? Trop de questions sans réponses se bousculaient dans ma tête et personne ne pouvait m'expliquer les phénomènes qui venaient de m'arriver à l'instant.
« Mais pourquoi ?! a-surgit une voix familière dans la rue.Grace a le droit de savoir ! Si ce n'est pas toi qui lui dit je m'en chargerai !
- Tu ne feras et ne diras rien, je t'assure ! a-répliqué une autre voix. Je lui dirai quand le moment sera venu mais pas maintenant, c'est beaucoup trop tôt.
- Mais...
- Tais-toi ! Quelqu'un pourrait t'entendre »

Autumn et Anny ! Depuis quand Anny parlait à Autumn ? Je croyais qu'elle ne la supportait pas. Rien de m'étonnais aujourd'hui, j'avais mon lot de trucs bizarres. Je me suis levée et me suis précipitée à leur rencontre. Quand elles m'ont vu, les deux ont sursauté.
« Savoir quoi ? » me suis-je enquise
Anny a lancé un regard lourd de reproche sur Autumn mais celle-ci regardait ailleurs. Ma gouvernante a pointé son doigt tout ridée vers la porte d'entrée en me disant d'un signe de tête d'y aller. J'ai hoché la tête et toutes les trois, sommes entrées. C'était la première fois qu'Autumn venait chez moi. Normalement, Anny ne la voulait pas ici pour je ne sais quelles raisons. J'ai remarqué que ma mère était revenue à elle et elle était sur le canapé en train de regarder la télévision.. Rien de plus normal. Nous nous sommes assises sur la table ronde de la cuisine et un silence profond s'est installé. Ma gouvernante et ma meilleure amie semblaient chercher leurs mots.
« Alors ? » me suis-je impatientée
Anny s'est raclée la gorge et Autumn n'a rien fait et rien dit. Elle ne voulait rien me dire, par contre Anny voulait coopérer. Parfait.
«  Ce qu'on a à te dire est très important Grace Adams ! Ne m’interromps surtout pas !
Voyant que j’acquiesçais, elle a pris une grande inspiration et s'est lancée :
«  Alors voilà. Ton père n'est pas mort. »
J'ai cru que j'allais complètement m'évanouir. Mon pouls s'est accéléré et mon cœur battait tellement fort que j'ai cru qu'il allait jaillir de ma poitrine. J'ai vacillé sur ma chaise et je sentais ma tête qui tournait. Mon père ! Vivant ! Avant que je n'eus posée une question, elle a ajouté :
« Il a été capturé. Par Elle
- Qui c'est Elle ?
je n'ai pas pu m'empêcher de l'interrompre
- Tu le découvriras par toi-même. Je ne peux te le dire. Ce sera à toi de le trouver. En tout cas, sache qu'Elle le retient prisonnier des dites, Terres Maudites.
Les rêves que tu fais, c'est un signe comme quoi ton père est vivant, il essaye de te contacter je crois. Il faut que quelqu'un le retrouve mais je refuse catégoriquement que ce soit toi.
- Quoi !?
s'est-étranglée Autumn qui venait de parler pour la première fois, mais voyons Anny c'est son destin ! Tu ne peux pas la retenir ! Elle doit l'accomplir ! C'est pour le bien de nous tous, êtres... différents.
- Parce que tu es dans la confidence, Autumn ?
l'ai-je questionné en l'assassinant du regard.
Être différents ? Explique-moi ce que c'est alors, vu que je suis la dernière à être mise au courant malgré que ce soit moi qui soit la principale concernée.
- Nous ne sommes pas normaux Grace,
m'a répondu Autumn, nous sommes surnaturels, avec des pouvoirs et tout ce qui va avec.
J'ai écarquillé les yeux et pendant un moment j'ai cru qu'ils allaient sortir de leurs orbites. Des êtres surnaturels ? Du genre quoi, vampire, loup-garous, sorcières ? Pour moi c'était juste des mythes, surtout les vampires et les sorcières. Mon corps a été parcouru d'un frisson. J'ai ouvert la bouche mais aucun son n'en est sorti. Qu'est-ce que je pouvais bien dire ? Je ne savais même pas pourquoi elle me parlait de ça maintenant. Ça faisait deux grosses nouvelles à avaler et je n'étais pas du tout prête. Autumn me regardait avec insistance et ça avait le pouvoir de me mettre mal à l'aise. J'ai essayé de cacher ce malaise et j'ai haussé les épaules. J'ai répondu calmement comme si ça la découverte que je venais de faire était tout à fait normale :
- Je vois, et tu es quoi, toi ? Et toi Anny, tu es quelque chose aussi ?
-Je suis une renarde à neuf queues,
a répondu Autumn presque fière d'elle.
Heureusement pour moi, elle n'avait pas remarqué ce que je tentais de lui cacher... Mes sentiments.
- Une quoi ? ai-je demandé, j'ai pas entendu désolé.
- Une renarde, tu vois ce que c'est ? Bah avec neuf queues.
- Et moi,
est intervenue Anny, je dois faire respecter la Grande Hiérarchie de la Reine, je dois respecter les règles, nous le devons tous sinon nous sommes finis. Je suis une Auxilium, je protège les éléments et je ne dois pas, surtout pas être bonne ou mauvaise. Une Auxilium est neutre et le reste à jamais.
Si vous avez compris quelques choses, vous êtes fort car moi je n'avais rien compris du tout. La Grande Hiérarchie de la Reine ? C'était quoi ça ?
- C'est quoi la Grande Hiérarchie de la Reine ?
Ma gouvernante a pris une inspiration et m'a dit comme fatiguée de toute mes questions.
- C'est ce qu'a installé la Reine pour toute créature surnaturels, il y a une hiérarchie, si tu ne l'a respecte pas, tu subis l'un des pires châtiments comme...
Elle s'est arrêtée avant de le prononcer. J'avais tout à fait compris cette fois-ci. ''Comme mon père'', voilà ce qu'elle voulait dire. J'avais à peu près saisi la hiérarchie de la soit disant reine.
- Ok, donc en gros la Reine décide de tout c'est ça ? La Reine, c'est Elle ?
- Oui Grace, c'est ça. Tu as tout compris...

Ma gouvernante ne semblait pas enthousiaste à l'idée lorsqu'elle m'a dit ceci.
- Et moi dans tout ça ? ai-je demandé pas trop sûre d'avoir tout compris
- Tu es un peu la clé de tout ce mystère, Grace. Ton destin va être sacrément bouleverser et tu vas devoir affronter des changements plus ou moins radicaux.
Ma gouvernante s'est levée et s'est dirigée droit vers l'armoire du salon. Elle s'est mise sur le côté et a commencé à la pousser. Autumn a fait volé ses grandes jambes, s'est placée à côté d'Anny et l'a aidé à déplacer l'armoire. Voir les deux femmes côte à côte me donnait la nausée. Jamais je n'aurai pensé qu'elles pouvaient se supporter. Anny et Autumn quoi ! Elles étaient de mèches toutes les deux... Comment ai-je pu passer à côté de ça ? Moi qui pensait qu'il fallait les forcer pour les avoir ensemble dans la même pièce. J'avais donc tout faux. Pour moi c'était : dès qu'elles se croisaient, la troisième guerre mondiale avait commencé.
L'armoire a laissé place à une porte en bois que je n'avais jamais vu. Anny avait l'air de connaître l'endroit. Moi en l’occurrence, non. Ma gouvernante a appuyé sur un bouton invisible puis sur un autre et encore un autre, tout ça pour former une sorte de livre avec un œil dessiné dessus. La porte en bois s'est ouverte dans un grincement désagréable et un flot de poussière en est sorti. Une quinte de toux nous a prise à toutes les trois avant de nous enfoncer dans les ténèbres en prenant soin de nous boucher le nez.
Anny et Autumn sont passées devant pendant que je les suivais derrière. Nous avons pris un escalier interminable et nous sommes retrouvés dans des galeries souterraines. Un vent très froid me glaçait les veines, j'avais des frissons de partout et rien ne pouvait me réchauffer. Anny semblait aussi avoir froid par contre Autumn elle paraissait habituée au froid. Aucun signe de frisson sur ses bras ou autres comme si elle ne pouvait pas ressentir le vent sur son corps.
- Les êtres de mon espèce n'ont pas froid, Grace. m'a-t-elle lancé sans se retourner. Le feu brûle dans nos veines.
Intéressant. Donc en faite, Autumn pouvait contrôler le feu ? Comme une sorte de pyrokinésie ? C'était cool ! Quoique, un peu inquiétant quand même.
Je ne voyais pas du tout où j'étais, j'arrivais à peine à voir mes chaussures. Il faisait tellement noir et au sol il y avait un peu de brouillard qui sortait de je ne sais où, du coup, impossible de me faire un itinéraire ou de me repérer au cas où j'avais envie de détaler comme une folle à la recherche d'une sortie. J'avais très envie de le faire mais je refusais. Je voulais découvrir ce qui se tramais derrière toute cette histoire. Autumn a agité sa main et a fait apparaître une boule de feu dans sa main, son tatouage serpent s'est soudainement mit à briller d'une couleur fauve. Je commençais à me demander si son animal dessiné sur le bras avait aussi un rapport avec sa magie. Anny l'a assassinée du regard. Elle ne voulait pas du tout avoir de la magie dans cet endroit apparemment, si on pouvait appeler ça de la magie. C'était ce que j'avais compris quand elle lui a lancé son regard noir. Mais au moins, avec la boule de feu, je voyais où je posais mes pieds et c'était un points positif : je détestais être dans le noir. Nous étions dans des petites dédales étroites juste assez larges pour une personne. Nous marchions donc à la queue leu leu avec Anny devant, Autumn avec sa boule de feu qui permettait de nous éclairer, juste après et moi, derrière, qui fermait la marche. Le tunnel débouchait sur une vaste galerie éclairée par plusieurs torches disposées régulièrement sur les murs de pierre. La pièce était en forme de rond et des étagères recouvraient tous les murs. Des étagères remplies d'anciens livres. Très anciens vu la poussière qui me piquait le nez. Au milieu de la salle, une table avec des chaises. Autumn et moi nous sommes assises tranquillement pendant qu'Anny cherchait un livre précis dans une étagère haute de trois kilomètres. Je n'ai pas pipé mot, je n'avais pas envie de parler à Autumn pour l'instant. Il fallait vraiment que je me remette de mes émotions et c'était compliqué. Il y avait une question qui trottait dans ma tête : Pourquoi Autumn ne m'a rien dit ? Je subissais ça comme une sorte de trahison même si elle n'a rien fait et qu'elle n'y pouvait absolument rien. C'était pas sa faute si elle était dotée de pouvoirs magiques
Anny est revenue quelques minutes après avec un ouvrage à la main. Elle l'a fait tomber sur la table. Un tas de poussière est sortis du bouquin. Décidément, il y en avait partout de ces petites particules dérangeantes qui piquaient le nez ! Depuis combien de temps, Anny ou même une autre personne n'était pas venu ici ? J'ai regardé le livre attentivement. Sur la couverture, un triangle et un œil exactement comme la porte à l'entrée des souterrains. J'ai chassé la poussière du livre pour voir le titre de celui-ci. Dessus, y avait marqué :

« Êtres surnaturels »

Quand j'ai décrypté le nom de l'ouvrage, j'étais à la fois excitée et nerveuse. Ce que j'allais découvrir là-dedans allait bouleverser le cours de ma vie, j'en étais consciente. Tout allait être différent. Tout allait changer, comme me l'avait dit ma gouvernante. Mais j'étais prête, je voulais savoir, je voulais retrouver mon père, c'était la seule chose qui m'importait pour le moment. Autumn s'est emparée du livre avant que j'ai pu faire le moindre mouvement. Elle a tourné page après page jusqu'à qu'elle soit arrivée à celle qu'elle voulait. La Kitsune. Je me suis approché de façon à pouvoir lire ce qu'il y était marqué. J'ai juste rien compris. Les mots qui étaient écrits sur cette page, c'était tout simplement du charabia. Je ne comprenais rien du tout, même un seul mot ! Voyant que je fronçais les sourcils et que je détournais la tête du bouquin, Autumn s'est mise à lire à voix haute :

«  Les Kitsune ou Renarde à neuf queues sont des êtres à part dotés d'une très grande puissance. Elles sont très rares dans notre monde. Une fois qu'elles possèdent leur neuf queues, les Kitsune ont pour chacune d'elle, un pouvoir différent. Le pouvoir principal de la Renarde à Neuf Queues est le feu. Lorsqu'elle est dans sa forme animale, ses queues s'enflamment et peuvent brûler tout ce qu'elle souhaite. Les Kitsune peuvent être bénéfiques ou maléfiques. Leurs queues ne poussent pas toutes en même temps, il faut attendre l'âge adulte.
Voilà, tu sais tout sur ce que je suis ! »

Elle a tapé dans ses mains deux fois comme si pour elle c'était tout à fait normal. Elle paraissait quand même soulagée ou peut-être débarrassé d'un fardeau qu'elle portait depuis un bon moment. Là dessus il était facile de la comprendre et de compatir. Combien de temps avait-elle du garder se secret sans être tenter de me le dire ? Je me demandais bien ! Elle a guetté une quelconque réaction de ma part. Malheureusement pour elle, je demeurais impassible et perdue dans mes pensées. Elle a s'en doute dû le remarquer car elle s'est raclée la gorge pour attirer mon attention. J'ai tourné ma tête dans sa direction et je me suis levée de ma chaise. J'ai marché dans sa direction
« Quoi ? ai-je lâché cinglante
- Rien rien, s'est-elle défendue, je voulais juste savoir ta réaction, comment tu arrives à gérer...
J'ai craqué...
- Mais gérer QUOI, Autumn ? Je ne peux rien gérer ! Je ne comprends rien de ce qui est en train de m'arriver ! Toi tu comprends c'est ton univers ! Je suis complètement larguée avec ton histoire de renarde avec tes trente six milles queues ! POURQUOI vous me faites ça maintenant ? Je ne comprends rien de rien
- On se calme Grace !
m'a lancé Anny qui demeurait sur une chaise à bascule. T'énerver sur Autumn ne changera rien à la situation actuelle.
Je me suis écroulée par terre, des petites larmes ont glissés sur mes joues avant de s'éclater au sol. Autumn s'est penchée vers moi et elle a pris ma main. Anny s'est levée de son siège et s'est approché également de moi. Ma meilleure amie a serré ma main contre la sienne et a essayé de me réconforter.
- On sait que c'est dur, a-t-elle dit, mais bon on n'y peut rien tu sais. Si ça t'arrive maintenant c'est pas par hasard. C'est ta Destinée Grace et il va falloir que tu l'accomplisses pour le bien de nous tous. On ne peut pas changer la Prophétie.
- Alors là tu te mets le doigt dans l'oeil, jeune fille!
est intervenue Anny. Elle ne partira pas ! Prophétie ou non, c'est moi qui te le dis !
- Tu n'as pas le choix Anya c'est comme ça et pas autrement ! Tu ne peux l'empêcher de le retrouver et ensuite d'accomplir ce qu'elle doit faire.

C'était la première fois qu'on appelait ma gouvernante par son vrai prénom. Je l'appelais Anny, c'était un simple surnom pour lui témoigner toute mon affection. La voir appeler Anya, ça me faisait bizarre. Je me suis répétée les paroles d'Autumn dans ma tête.
Prophétie ? Destinée ? Quoi ?! C'était encore pire que pour la Renarde à neuf queues. Je me suis appuyé sur ma meilleure amie afin de me relever. Je l'ai prise dans mes bras et j'ai encore sangloté une ou deux minutes. J'ai senti une pression sur mon épaule : c'était ma gouvernante qui venait de poser sa main osseuse sur moi. Je me suis automatiquement calmée. Anny avait la capacité de m'apaiser peu importe la situation. Je me suis détendue et j'avais l'impression que mon esprit quittait mon corps. C'était une sensation à la fois agréable et étrange. Ce devait être soit un pouvoir caché ou son odeur lavande qui me faisait ça. Je me suis imprégnée de son odeur. Je me suis relevée en m'appuyant sur ma gouvernante. Elle m'a aidé à aller jusqu'à la table pour m'asseoir. Je me suis assise et j'ai posé mes deux coudes sur la surface en bois en expirant un bon coup. Mes yeux se sont fermés. Trop d'idées se bousculaient dans ma tête. J'avais l'impression qu'elle allait explosée. J'ai essayer de mettre à plat la situation.
- Tu ne peux pas choisir pour moi Anny, ai-je commencé à l'intention de ma gouvernante, c'est à moi de faire un choix. J'ai la possibilité de revoir mon père ! Tu te rends compte ? C'est énorme !
J'ai fais une petite pause le temps que les deux femmes aient bien compris ce que je souhaitais. Mes pupilles émeraudes se sont ouvertes et je les ai regardé. Je les aimais plus que tout mais là, c'était à moi de faire mon choix. Je venais de prendre ma décision. Peu importe les conséquences de mes actes, c'était comme ça tant pis si elles n'approuvaient pas.
- Je veux partir à la recherche de mon père.

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