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 Histoire d'un bélier électrifié.

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MessageSujet: Histoire d'un bélier électrifié.   Dim 5 Mai - 1:13

Gohts
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Non ce n'est pas là l'histoire d'un animal couvert de laine qui se serait approché un peu trop prêt d'une clôture... Mais pas loin What a Face

Je vous propose ici l'histoire de Sylag telle qu'il s'en souvient, et telle que je la vois. Il est inutile de préciser que c'est un personnage fait par LG et donc que ce n'est qu'une fiction qui m'aide à me représenter le bestiau.

C'est donc l'histoire de Sylag du moment où il se réveille (après s'être pris la foudre) jusqu'au moment où je commence à rp. jusqu'au cataclysme donc vu que son premier rp commence juste après (c'est le notre Super Poussine *^*).

    Naissance.


    La plupart d'entre nous ne peuvent que s'imaginer ce que cela fait de naître. Nos premiers souvenirs ne remontent pas jusqu'au commencement de notre existence .Et plus ils s'en approchent, plus ils se font diffus, incertains et faussés par notre perception du monde qui change en même temps que nous vieillissons. Pour ma part, je n'ai aucun souvenirs de cette première naissance et de tout ce qui la suivit. On peut dire que je suis né adulte oui.

    Je ne me sens pas encore prêt à révéler cette histoire à tout le monde, mais je pense que je peux te la confier. J'ai confiance en toi, je sais que tu ne la révélera à personne. Après tout, qui irait demander ça à une pierre ?


    Au commencement, tout est noir. Le son n'est pas encore très distinct et le monde n'a pas d'odeurs. Petit à petit, l’ouïe et l'odorat se développent. On est alors assaillit pas tout un tas de saveurs qui s'entremêlent et les signaux sonores sont tellement nombreux qu'ils en sont indéchiffrables pour le néophyte. Une fois que l'on s'est habitué, on ouvre lentement les yeux et on découvre qu'il en va de même pour la vision. D'abord floue, on a ensuite un nuancé de couleurs qui se précise de plus en plus. Tout un tas de formes immobiles, en mouvements, de teintes différentes, semblent constituer le monde à perte de vue. Mais que cache cet horizon ? Impossible de le savoir sans bouger. C'est alors que l'on découvre le touché, tout en apprenant à se mouvoir. Le goût et la perception de soit viendront plus tard et tout ces changements qui semblent immenses constitueront par la suite notre quotidien.


    La première fois que je me suis réveillé, cela m'a fait l'effet d'une naissance. Alors même que je m'habituais aux sons et odeurs auxquels j'étais certain de ne pas avoir été confronté, j'étais capable de dire qu'il s'agissait d'un rossignol qui chantait, haut perché sur un arbre. Que cette humidité dans l'air et sur mes pattes étaient le signe de la rosée du matin et que cela signifiait que la journée ne faisait que commencer. Quand j'ouvris les yeux, je pouvais donner un nom à toute cette étendue verte qui tapissait le sol. C'était de l'herbe. Il y avait d'autres plantes et fleurs auxquelles je pouvais attribuer des facultés, des bien-être et d'autres qui éveillaient une sensation de danger en moi. Je savais ainsi qu'il ne fallait pas manger les baies de tel ou tel buisson, ou qu'un arbre m'entourant avait abritait sous ses racines un terrier.

    Ce que je ne savais pas, c'était pourquoi j'étais ici, ni qui j'étais. Je ne savais même pas à quoi je ressemblais, je savais seulement que j'avais les pattes couleur châtaigne pour celles de devant et jaune crémeux pour celles de derrière. Et aussi que j'avais quatre queues, ce qui me semblait tout à fait naturel.

    Je remarquais des traces de brûlure sur le sol à coté de moi et un arbre un peu plus loin présentait une plaie carbonisée très récente.

    C'est à peut-prêt à ce moment là que j'ai éprouvé la soif pour la première fois. Je savais que j'avais besoin d'eau et que celle sur les plantes ne suffirait pas. Il me fallait trouver un ruisseau. Mais où devais-je aller ? Mystère. J'ai donc décidé d'aller tout droit. Pour cela, il me fallut me lever Mais tenir en équilibre s'avéra plus difficile que prévu. J'y arrivais tout de même au bout de quelques essais. Il me fallait ensuite avancer. Facile à dire ... Je sentais dans mes membres une force qui n'attendait qu'un ordre pour être utilisée mais la coordination n'était pas si simple. Il fallait faire basculer le poids tantôt d'un coté, tantôt de l'autre pour ne pas tomber, et continuellement bouger les quatre pattes sans quoi, pas question d'aller bien loin. Au début, je tombais presque à chaque pas, puis de moins en moins souvent. Et finalement la routine se mis en place et au bout d'une heure de marche, j'arrivais à regarder autour de moi sans perdre l'équilibre, le mouvement semblait être devenu naturel.

    Je découvrais les immenses plaines qui m'entouraient. De ci de là, je trouvais d'autres traces de brûlures sur le sol ou sur les arbres. Certaines branches étaient cassées, pendante ou simplement posées sur le tapis de feuilles sous l'arbre qu'elles constituaient jadis. De temps en temps j'apercevais du mouvement dans les hautes herbes et parfois un trait coloré qui m'indiquait qu'il y avait des lapins ou des lièvres dans les environs. Je savais que c'était là des proies et que lorsque j'aurais faim, je pourrais les chasser pour les manger. Mais qu'était la faim ? Était-ce une sensation que l'on éprouvé après la soif ? Pour le moment, la soif était assez gênante, mais pas insupportable.

    J'arrivais enfin prêt d'un long filet liquide et clair. Je su de suite que c'était de l'eau et qu'elle était potable. Je pouvais donc la boire sans crainte. Je me désaltérais donc puis observais la surface limpide. Une image s'y reflétait, ondulant au rythme des gouttes qui tombaient de ma gueule. Une partie du voile qui m'entourait se dissipa alors. Cette être que je voyais n'était autre que moi. Et il s'appelait Sylag. Oui c'était cela. Je m'appelais Sylag.



Bien entendu, toutes les critiques sont les bienvenues, en bien comme en mal. si elles sont en mal, vous aurez le droit à la visite de gohts dans votre sommeil Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Histoire d'un bélier électrifié.   Mer 8 Mai - 13:03

Gohts
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Voilà la suite ^^


Rencontre

    La faim me tenaillais. je retentai encore une fois ma chance en m'élançant après un lièvre. Je l'avais presque rattrapé quand le petit animal fit un écart, me faisant perdre l'avance que j'avais prit et réussissant du même coup à rejoindre son terrier.

    J'étais pourtant certain d'avoir déjà chassé. Je ne m'en souvenais pas voilà tout. Perdu au milieu d'une immense plaine sans savoir où je devais aller pour retrouver mon « chez moi ». En avais-je un au moins ? Ou alors étais-je du genre à vagabonder en solitaire ? Bah, peu importe, Je retrouverais peut-être la mémoire d'ici peu. Pourvu que d'ici là je ne meure pas de faim. Je me remis donc à la tâche.

    Après plusieurs heures de dur labeurs, tout ce que j'avais réussi à attraper étaient deux musaraignes et un petit oiseau au plumage bleu sur le dos et gris sur toute la partie inférieure. Un geai, du moins, c'est ce qu'il me venait comme nom en voyant l'animal. Si ce dernier n'avait pas eut une aile cassée, il n'aurait eut aucunes difficultés à m'échapper. La dur loi de la nature. Trois petits amuses gueule pour tout ce que j'avais fait. Ce n'était pas bien gros mais je devrais m'en contenter jusqu'au lendemain...

    Avec le soleil couchant dans le dos, je repris mon chemin. Mon instinct – ou des brides de savoir que je n'arrivais pas à saisir – me disais de marcher d'un pas régulier mais soutenu pour trouver de l'aide le plus rapidement possible. Mais n'y avait-il aucun dangers sur ces terres ? Savais-je me battre ou alors avais-je tout oublié comme pour la chasse ? On verrait bien le moment venu … Je n'avais toujours pas rencontré de congénères. Pas même une odeur pour me dire que je n'étais pas seul au monde.

    Bien après que la nuit soit tombée et que les étoiles aient fini de coloniser les cieux, je me suis arrêté pour me reposer. Une bonne nuit de sommeil m'aiderait peut-être à faire revenir ma mémoire.

    Il faisait tout noir autour de moi. Je sentais le sol sous mes pattes mais ne le voyais pas. Tout avait disparu, englouti par le néant. « Il y a quelqu'un ? » criais-je sans réel espoir. Mais quelques instant plus tard, des silhouettes apparurent, toutes d'allure canine. Seules quelques différences nous distinguaient. Pas de cornes, moins de queues que moi, une morphologie légèrement différente. Tous étaient dans l'ombre, je n'arrivais pas à voir leurs visages. Je n'arrivais pas à les reconnaître. « Qui êtes vous ? Pourquoi suis-je ici ? Répondez moi » gémis-je, la peur au ventre. Pour toute réponses, les inconnus s'écartèrent pour laisser passer l'un des leurs. Il était différent. Il était entouré d'une sorte d'électricité à la fois fascinante et effrayante. Il éclairait sur son passages les silhouettes mais je n'arrivais pas à me souvenir des couleurs que je voyais pourtant quelques secondes plus tôt. Plus il approchait, plus j'avais une sensation de malaise. Quand il eut dépassé la foule qui m'entourait, il s'arrêta, hurla et c'est alors que la foudre qui l'entourait se mit à bouger. Elle monta haut dans le ciel et retomba … droit sur moi.

    Je me réveillais en sursaut, haletant et une affreuse sensation qui me démangeait à la base des cornes. Après m'être étiré et avoir soulagé mon envie de gratter le derrière de mon crâne, je m'assis pour observer les alentours. Le jour n'était pas encore là mais il n'y avait pas trace des congénères que j'avais vu, ni d'un être entouré d'éclair. J'avais seulement fait un cauchemar. Pouvait-il avoir un rapport avec ma perte de mémoire ?

    En marchant, je réfléchis à de nombreuses possibilités, des histoires toutes plus folles que les autres sur ce qui avait pu m'arriver. Quand la faim me reprit, je renouvelais l'expérience de la veille pour un résultat tout aussi médiocre. Puis, je me mis en quête d'un point d'eau. L'après midi était déjà bien entamé quand je trouvais une rivière où me désaltérer. Qui sait, si je suivais son cours, je trouverais sûrement quelqu'un de mon espèce. Mais fallait-il que je la remonte ou que je la descende ? Le cours d'eau était assez fin là où j'étais, je décidais donc de remonter le courant. En aval, il pouvait très bien s'arrêter à n'importe quel moment de couler...

    Deux jours plus tard, je suivais encore le cours d'eau. Il était maintenant large de plusieurs longueurs de queues et assez profond pour que je m'y mouille le poitrail par endroit. Les roches qui tapissaient le fond se faisaient de plus en plus grosses et parfois avec des arrêtes coupantes. Je marchais sur la rive, mais de ce coté, le paysage ne changeait pas vraiment. Beaucoup d'herbe, quelques arbres par ci par là, et toujours personne à l'horizon. Je me sentais vraiment seul...

    Une après midi, j'étais en train de me reposer quand à nouveau, tout devint noir. Les silhouettes revinrent, et avec elles, le lupin électrifié. Cette fois ci, il ne hurla pas. Mais il envoya tout de même sa foudre sur moi et c'est avec un grand cri que j'ouvris les yeux et me redressais.

    « Et bien boule de foudre, désolé de t'avoir perturbé dans ton sommeil. »

    Sursautant à nouveau, je me retournais d'un coup en reculant vers la rivière pour faire face à l'individu qui m'avait adressé la parole. Personne. Avais-je rêvé ?

    « Je ne voulais pas te faire peur non plus, pardonne moi de cette négligence. Je me nomme Cid et je suis chargé de surveiller cette partie de nos terres, tout comme de les défendre si jamais un ennemi se présente dans des intentions néfastes. »

    La voix venait des hauteurs. Je levais donc la tête et aperçu le dénommé Cid perché sur un arbre. Il descendit de son perchoir et s'avança vers moi en restant à distance respectable. Il était un peu plus fin que moi, le pelage d'un bleu grisâtre avec des marques violettes assez sombres par endroits. Sa queue était à poils ras et non touffue comme les miennes. Elle semblait se terminer par un aiguillon. Il n'avait pas de corne, et sa crinière était plus courte que la mienne, légèrement ébouriffée. Il avait des yeux bleu perçant. On aurait dit un aigle qui scrutait une proie potentielle.

    « Et bien, présente toi voyons, je ne tiens pas à attaquer quelqu'un de mon propre clan parce qu'il n'a pas voulu me révéler son identité et que son pouvoir semblait potentiellement dangereux. »

    « Clan ? Pouvoir ? Boule de foudre ? » Décidément, je ne comprenais pas de quoi il parlait

    « Oui, je te demande qui tu es, ce que tu fais ici et pourquoi. Délie ta langue le bélier ! »

    Je trouvais plus raisonnable de dire la vérité. De toutes façons, j'étais trop désorienté pour inventer le moindre mensonge.

    « J.. Je me nomme Sylag … Enfin, je crois. Je ne ne sais pas pourquoi et comment je suis arrivé ici, je ne m'en souviens plus ... »

    « Je crois !? Et tu ne te souviens plus ? C'est une blague ? » il semblait sur le point d'attaquer.

    « N … non, non, je ne sais vraiment pas. Je me suis réveillé dans la plaine il y a quelques jours. Cinq ou six je crois. Je ne sais rien de ce qu'il a pu m'arriver avant. », encore une fois, la stricte vérité. J'espérais qu'il me crois

    « Cinq ou six ? Ça correspond avec l'orage », dit-il plus bas. « Bien, et c'était quoi cette foudre qui jaillissait de tes cornes tout à l'heure ? »

    « De la foudre ? Comment pourrais-je créer de la foudre avec mes cornes ? », je ne voyais pas de quoi il voulait parler ...

    « Mouai … Tu n'as pas l'air de mentir. Autre chose, depuis quand n'as tu pas mangé à ta faim ? »

    Maintenant qu'il me le faisait remarquer, depuis que j'avais trouvé le cours d'eau, bien que les animaux venaient parfois s'y désaltérer, à mon approche, ils s'enfuyaient. Et je n'étais pas doué pour la pèche. À tel point que je n'avais rien mangé depuis plusieurs jours. J'avais continué à marcher, espérant de tout cœur de trouver quelqu'un, ne dormant que quand je n'en pouvais plus d'avancer.

    Un coup de fatigue me frappa soudain, mes pattes se mirent à trembler et ma vision se troubla. La dernière chose que je vu avant de chuter dans l'inconscience fût Cid qui secouait la tête en soupirant. Mais en même temps que le néant m'emportait, le soulagement apaisait mon esprit et me disait de ne pas résister aux ténèbres. J'avais trouvé un congénère, je n'étais plus seul.
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MessageSujet: Re: Histoire d'un bélier électrifié.   Mer 8 Mai - 19:38

Zan1
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J'espère que c'est pas fini parce que J'ADORE !

Je sais pas quoi dire tellement c'est trop bien quoi I love you ! Franchement j'ai aucun problème de lecture, c'est fluide, c'est beau, c'est propre ! J'adore le dialogue ^^ Je vais pas t'écrire un pavé parce que ça se résumera à ça quoi ! Je suis super fan de ton écriture, je trouve que tu écris très très bien et c'est très plaisant pour nous lecteurs. On se perd pas, on comprend facilement, c'est super J'ai pas relu une seule fois, j'ai tout compris du premier coup. Ralalala je suis fan !
J'ai vraiment hâte la suite, je me lasse pas de ton écriture franchement j'adore quoi !
Bon voilà, mon petit avis, c'est tellement bien que je sais pas quoi dire.
Je veux la suite débile
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MessageSujet: Re: Histoire d'un bélier électrifié.   Mer 8 Mai - 23:43

Thunder
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Super sympa, ça m'a permis de découvrir le perso :3
Hâte de lire la suite (si suite il y a) !

Petit coup de coeur pour le début, tout le passage de (re)découverte des sens *w*
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MessageSujet: Re: Histoire d'un bélier électrifié.   Sam 25 Mai - 13:37

Gohts
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[Merci de vos commentaires ^^.La suite, en espérant qu'elle vous plaira ^^]


    Lentement, je m'éveillais. Je me trouvais allongé sous la cime d'un saule pleureur. De la rivière me provenait le doux clapotis de l'eau contre les rochers. Une brise tiède soufflait en cette fin d'après-midi. Depuis ce qui m'avais paru une renaissance, je n'avais pas ressenti un tel apaisement, une telle harmonie avec la nature. Mais bien vite, mes soucis refirent surface. Je sentis d'abord un doux et alléchant fumé, puis mon estomac émis des protestations tout à fait légitimes. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas mangé. Trop affamé pour me demander d'où venaient les poissons encore frais posé non loin de moi dans l'herbe. Au nombre de deux, un mot me vint à l'esprit pour décrire simplement des créatures si difficilement descriptibles par les mots. Des truites.

    Pourquoi savais-je cela ? Comment se faisait-il que je me souvinsse des lieux où l'on pouvait trouver de tels poissons, de la couleur caractéristique de leurs écailles, de leurs formes, du nombre de leurs nageoires, même du goût qu'ils avaient ? Le tout sans être capable de décrire la façons pour en attraper un ? Il y avait de quoi être irrité par ce vide qui ne voulait pas se combler. Mais peut-être qu'il n'attendait qu'à sortir. Je pouvais bien patienter quelques jours de plus.

    Je me levais donc pour me repaître puis me dirigeais vers le cours d'eau pour me désaltérer. Alors que j'approchais de la rivière, une voix que j'avais entendu il y a peu retenti derrière moi.

    « Tu es réveillé. » constata Cid, perché sur une branche en hauteur comme à notre première rencontre. « Tu as beau être affamé, j'ai eut du mal à te traîner à l’abri. Le moins que l'on puisse dire, c'est que tu n'es pas léger. J'espère que le repas était à ton goût. »

    C'était donc lui qui avait péché les truites pour moi. Pourtant, ne voyait-il pas en moi une menace pour son clan ? D'ailleurs ce mot ne me disais rien, que signifiait-il ?

    « Désolé pour le dérangement que je vous ais causé » répondis-je.

    « Bah, ne t'en fais pas pour ça. Tu n'as pas l'air d'un de ces abrutis du clan des obscurs donc je présume que tu n'es pas là en ennemi. Souris un peu, il fait un temps super, les oiseaux chantent et la nourriture abonde, que demander de plus ? »

    « Hmm… Qu'est-ce que le clan des obscurs ? » demandais-je, incapable de sourire tant les questions se bousculaient dans mon esprit.

    « Tu n'as donc vraiment aucune idée de qui ils sont ? » rétorqua t-il, étonné.

    « Non, je vous l'ai dit plus tôt, je me suis réveillé au milieu de cette plaine sans aucun souvenir. Je sais mettre des mots sur ce que je vois mais je ne sais pas pourquoi ni comment je suis arrivé là. »

    « Donc tu ne plaisantais pas … Un clan n'est rien d'autre qu'une meute, un rassemblement de loups qui vivent, s'amusent, et combattent ensemble. Il y en a deux différents, les lumineux dont je fais parti qui sont plutôt pacifiques et les obscurs qui n'ont qu'une envie, rependre le mal autour d'eux. C'est du moins les grandes lignes. » Il se leva sur son perchoir et sauta sur la terre ferme avec souplesse avant de reprendre : « Aller viens, on va voir ce que l'on peut faire pour toi. Et plus de vous, considère moi comme un ami qui vient en aide à un congénère dans le besoin. »

    Plain de gratitude, je le remerciais à mi voix. En lui emboîtant le pas.

    Les jours qui suivirent resterons à jamais gravé dans ma mémoire. Cette première rencontre est de loin celle qui me fût le plus profitable. Nous ne vîmes personnes pendant une saison entière. Cid ne m’emmena pas auprès de son clan directement. Selon lui, c'était pour s'assurer que j'acquière bien les bases. Ce fût certainement le cas après quelques temps mais au début, il avait peut-être encore quelques doutes. Il m'appris à chasser, s'assura que j'avais bien les connaissances nécessaires pour ma survie. Il me raconta l'histoire d'Another world telle qu'on la lui avait raconté dans sa jeunesse. Il n'était pas tout jeune ce mentor. Il avait une décennie et s'il se déplaçait encore avec vigueur, j'avais souvent l'avantage de la force lors de nos affrontement. Je m'étais révélé un excellent combattant. Il faut croire que cela au moins, je ne l'avais pas perdu. Nous vécûmes bien des péripéties mais s'attarder sur toutes serais bien trop long, il me faudrait alors plusieurs jours pour finir mon récit. Peut-être t'en dirais-je d'avantage là dessus quand la rivière aura creusé quelques trou supplémentaire dans ton corps minéral. Mais je m'égare, reprenons là où j'en étais.

    Cid m'avait donc ré-enseigné le savoir qui ne voulait pas resurgir. Plus que ça, il m'avait inculqué sa façon de vivre. Il prenait la vie comme un grand enfant et, passé les premiers jours où j'étais intimidé, j'ai vite découvert que c'était là aussi un style de vie qui me correspondait à merveille. Nous avions un mal fou à rester sérieux. Toujours à se jouer des tours tels deux louveteaux. Ma vie n'a étais que joie et découverte pendant trois lunes.

    Et puis un jour, il me fit découvrir sa vrai demeure, celle qu'il gardait toujours dans son cœur. Il m'emmena au camp du clan des lumineux. J'y vis de nombreux canidés, tous curieux de mon allure et de mes cornes. Mais aucuns ne pris peur à l'approche de l'inconnu que j'étais. Au contraire, ils avaient apparemment confiance dans le jugement de Cid qui devait avoir défendu leurs terres avec efficacité pendant sa longue vie.

    Les deux alpha du clan nous reçurent rapidement et nous parlâmes de mon intégration en son sein. Plus rapidement que je l'aurais cru, je devins l'un des leurs et je pus participer à la vie de la meute. Tous les membres ou presque avaient une particularité. Une sorte de pouvoir qu'ils avaient depuis la naissance pour la plupart. On supposait que j'avais vécut non loin d'Another world par le passé et qu'il était donc probable que j'ai de telles capacités. Peut-être étaient telles enfouis en moi, attendant leur heure. Ou alors, avais-je simplement oublié comment les faire se manifester. Seul le temps pourrait me faire découvrir cette partie de moi.

    À ce propos, ma mémoire n'était pas revenu. Depuis, je m'y étais fait et je vivais sans m'en soucier. Personne ne semblait me connaître, je n'avais donc qu'à repartir de zéro au niveau de mes relations. Ce n'était pas facile avec tout le monte. Mon insatiable envie de m'amuser et de jouer des tours en énervait plus d'un. Le plus souvent, je jouais avec les louveteaux. Eux au moins, il aimaient jouer à longueur de journée. De plus, les nourrices n'étaient que trop contentes de pouvoir se soustraire à leur surveillance intensive quelques temps. Elle gardaient tout de même un œil ouvert. J'avais, disait-on, une curiosité qui m'attirait bien souvent des ennuies. Tout ça pour quelques histoires avec des ronciers et un ours …

    Cid et moi chassions ensemble pour le clan quand il n'était pas en mission. Il était, comme je le savais bien, chargé de défendre les terres lumineuses contre les obscurs. Je comprenais ces idéaux et les partageais. Pourtant, on ne m'avait jusqu'alors demandé qu'une chose ; rester pour servir le clan du mieux que je pouvais. Et il apparaissait que j'avais un tempérament trop joueur pour assumer le rôle d'un défenseur. Du moins à cette époque. D'autant que je serais mieux au clan pour apprendre à maîtriser mon pouvoir si celui ci se manifestait.

    C'est d'ailleurs à l'automne qu'il se manifesta. Un soir d'orage. D'après Cid, il était à peu près aussi violant que celui qui avait précédé notre rencontre...
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